2 Rue Brabant Besançon

Athena Conseils : La psychologie du travail

La psychologie du travail et le coaching au service de votre accompagnement

𝑨𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒎𝒃𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒆𝒕 𝒆̂𝒕𝒓𝒆 𝒑𝒂𝒓𝒆𝒏𝒕 𝒄𝒆́𝒍𝒊𝒃𝒂𝒕𝒂𝒊𝒓𝒆…

𝐽’𝑎𝑖 𝑒𝑛𝑣𝑖𝑒 𝑑𝑒 𝑟𝑒́𝑢𝑠𝑠𝑖𝑟 𝑝𝑟𝑜𝑓𝑒𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛𝑛𝑒𝑙𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑐’𝑒𝑠𝑡 𝑡𝑟𝑜𝑝 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑙𝑖𝑞𝑢𝑒́… 

𝐿𝑎 𝑚𝑎𝑟𝑐ℎ𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑡𝑟𝑜𝑝 ℎ𝑎𝑢𝑡𝑒…

En consultation en psychologie du travail, il m’arrive de recevoir des mères célibataires (désolée, je n’ai pas beaucoup de patientèle masculine), elles viennent car elles sont épuisées et tiraillées : 𝒆𝒍𝒍𝒆𝒔 𝒐𝒏𝒕 𝒆𝒏𝒗𝒊𝒆 𝒅𝒆 𝒓𝒆́𝒖𝒔𝒔𝒊𝒓 𝒑𝒓𝒐𝒇𝒆𝒔𝒔𝒊𝒐𝒏𝒏𝒆𝒍𝒍𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕 (elles savent qu’elles en ont la capacité) et en même temps, elles ont d’être 𝒅𝒆𝒔 𝒎𝒂𝒎𝒂𝒏𝒔 𝒑𝒓𝒆́𝒔𝒆𝒏𝒕𝒆𝒔 𝒆𝒕 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒐𝒏𝒊𝒃𝒍𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒆𝒏𝒇𝒂𝒏𝒕𝒔.

Quelquefois, je me sens démunie face à ces patientes : je comprends leur souhait d’évoluer professionnellement et en même temps leur quotidien de « mères célibataires » n’est pas évident car elles doivent gérer quasiment seules la maison, les enfants et à côté, leur travail est prenant tant sur le plan temporel que sur le plan psychique.

Souvent elles n’osent pas trop parler de leur situation famiale dans leur entreprise de peur d’être mises de côté, de ne pas être considérées… Et elles essaient de faire comme les autres « travailler et travailler, faire 9h voire 10h par jour (sans oublier le travail du week-end).

A ces femmes, je leur dis qu’elles ont le droit :
– d’avoir de l’ambition,
– de baisser leur niveau d’exigence de perfection (au travail et en dehors du travail),
– de faire leur travail correctement sans forcément faire du zèle,

– de parler à leur employeur de leurs contraintes hors travail (afin d’éviter les réunions tôt le matin ou en fin d’après-midi),

– de demander de l’aide et du soutien quand c’est vraiment difficile.

Et je rajouterai que les employeurs devront être davantage attentifs aux situations de ces salariés en leur permettant d’avoir un équilibre vie professionnelle et vie personnelle (via le télétravail, le droit à la deconnexion, etc.) car la qualité de vie au travail dépend également de la qualité de vie hors travail.

Qu’en pensez-vous ?

Coaching professionnel

Le burn-out : le déclencheur de mon projet de reconversion professionnelle…

J’ai envie de commencer ce blog par l’impact « positif » du burn-out dans ma vie professionnelle.
En effet, après une dizaine d’années de carrière en tant que cadre fonctionnelle, cadre manager et directrice, j’ai fait un burn-out en avril 2017.
Il y a eu des signaux avant-coureurs tels qu’insomnie, maux de tête, forte irritabilité mais j’étais dans le déni et je ne les ai pas pris en compte…
En effet, quelques semaines avant mon burn-out, pendant mon sommeil, je pensais à mon travail et je me réveillais de plus en plus tôt (vers 3h ou 4 du matin) et quand il fallait aller au travail, j’y allais à reculons…
Un après-midi, j’allais tellement mal que j’ai fini par appeler le médecin du travail pour avoir un rendez-vous avec lui et au téléphone, je pleurais en lui parlant. Et il m’a dit d’aller vite voir mon médecin et de me faire arrêter car dans cet état-là, je ne devrais pas continuer à travailler car ça pouvait être dangereux. Donc j’ai fini par aller voir mon médecin traitant, qui m’a tout de suite prescrit un arrêt de travail d’un mois.

Le processus de coaching
Les premiers jours de mon arrêt de travail, je me suis reposée et ça m’a fait du bien… et au bout de deux semaines d’arrêt, je commençais à cogiter en me disant « ce n’est pas possible, un burn-out, ça ne pouvait pas m’arriver à moi. Suis-je si fragile que ça ? ».
J’avais honte de dire à mes amis, et à certains de mes proches que je faisais un burn-out… Les consultations avec le psychologue m’a aidée à prendre de la distance par rapport à mon travail, et à faire une analyse des conditions de travail qui ont fait que j’ai fait ce burn-out.
Pendant plusieurs semaines, j’étais dans un état de fatigue (psychique, intellectuel et physique), que le médecin du travail a demandé à mon médecin traitant de me prescrire un arrêt de travail de plusieurs mois afin que je puisse me reposer et me ressourcer.
Le processus de coaching

Quatre mois après mon arrêt, je suis allée en cure thermale à Saujon, un des seuls centres en France à prendre en charge les personnes souffrant de Burn-out.
Les trois semaines de cure m’ont fait beaucoup de bien, tant physiquement que psychiquement (des soins quotidiens, rendez-vous avec un psychiatre, etc).
Après ma cure thermale, je me suis rapprochée de l’APEC car je ne savais plus ce que je voulais faire sur le plan professionnel… La conseillère de l’APEC m’a prescrit des séances de travail (payées par leurs soins) auprès d’un coach professionnel de Besançon…
Nous avons travaillé différents sujets (mon lien avec le travail, le lien de mes parents avec le travail, mon souhait professionnel, etc.) et petit à petit, un nouveau projet professionnel s’est dessiné : celui de travailler dans l’accompagnement de l’humain.

Le processus de coaching

J’ai fait une demande de financement auprès de mon OPCO pour me financer une formation en Coaching professionnel, et j’ai eu beaucoup de chance, car ils ont accepté ma demande. Et dans la foulée, j’ai négocié une rupture conventionnelle avec ma direction, et j’ai pu ainsi percevoir les allocations chômage.
J’ai trouvé ma formation de coaching intéressante et en même temps, j’étais restée sur ma faim car je pense que je voulais vraiment comprendre ce qui m’était arrivé (pourquoi ai-je fait ce burn-out ?), alors j’ai décidé de suivre une formation avec le CNAM pour devenir psychologue du travail.

A l’heure où je vous écris, soit 4 ans et demi après mon burn-out, je suis désormais psychologue du travail, coach professionnelle et j’ai ouvert mon cabinet… Même si j’ai très mal vécu mon burn-out, aujourd’hui, je me dis, c’était un cadeau du destin. Et pour conclure, je dirai : « à quelque chose, malheur est bon !!! »